Herman se rend à la boucherie pour une raison inconnue.
- Colchique dans les prés... Ah ! Bonjour monsieur Gérard le boucher. Dis Herman
- Bonjour Herman, de quoi auras- tu besoin aujourd’hui pour un bon repas de viande ?
- Une oreille de facteur, un index de clown, une main droite de pervers farcie au nettoyant pour moquette, un œil de gorille, une langue de bœuf, Une cuisse de grenouille mutante de 1 mètre 20,
et 2 Kg de peau humaine. Lui demande Herman
- Ouh ! C’est un grand festin ! Répond Gérard emballant la viande.
- En fait ce n’est pas pour manger.
- Alors pourquoi as tu besoin de tout ca ? ca va te coûter très cher en nourriture !
- En fait c’est parce que le mec de ma mère, un trou dont j’ignore la véritable identité a eu un accident de voiture
et la cona... et ma mère m’envoie faire des courses pour qu’on lui greffe des trucs.
Herman sort de la boutique avec sa viande et fonce vers l’hôpital. Il donne la viande à sa mère qui entre dans une chambre et en ressort 5 minutes après.
- La cuisse de grenouille a fondu et l'oeil de gorille ne rentre pas dans son orbite défoncée. Retourne à la boucherie. Ordone Gudule à Herman.
- Non !
- T'a dit quoi là ? Répondit-elle en serrant le poing.
- J'ai dit "pas de problème"...
Le petit Herman retourna chez Gérard, en chemin il eu un mauvais pressentiment quand il croisa une bohémiène qui lui dit qu'il allait décéder si il mangeait des potatoes. En arrivant devant la
boucherie son chemin croisa celui d'une petite vieille qui disais "Quel scandale ! Je ne mettrai plus jamais les pieds dans cet endroit !".
- Alors mémé, on parle toute seule ? Lui demanda Herman.
- Tu m'as écoutée petit con, donc pas toute seule ! Répondit elle en perdant 3 dents.
- Mouais... aquiesca Herman qui jeta ses papiers de chewing gum dans le sac de la vieille et rentre dans la boucherie.
- Rebonjour Gérard le b... Oh ! Mais vous n'êtes pas Gérard ! S'exclama Herman en remarquant le petit chinois.
- Non ce n'est pas Gérard ! C'est un remplacement.
- Et comment vous appelez vous ?
- Jean Lacuismole !
- Prtt... Pouahahaha ! Wouaf le nom... Hahahahaha
- Mais ferme ta gueule petit con ! Tu veux que je te...
- Non merci Jean, bon alors j'aurai besoin de... De cuisse dure...
- Tu te fous de ma gueule en plus ?
- Hum... Oui ! En fait je voudrais une cuisse de 1 mètre 20 et... un oeil... de veau !
- T'a qu'a prendre le tiens pauv con !
- No, no... Yo quiero un ojo de vacuno !
- T'a parlé ou t'a pété la ?
- J'ai pété... Bon dépêche toi c'est pas que je m'emmerde mais... Je m'emmerde !
- Bon, une cuisse dure et un oeil de veau... Ca fera neuf euros mais comme c'est toi je te fais un prix, vingt euro !
- C'est cool merci J... Hey espèce de... de... Merde j'ai oublié le mot.
Après s'être fais arnaqué et s'être moqué de Jean Lacuismole, Herman retourna à l'hôpital avec sa cuisse et son oeil (de veau), il croisa sa mère qui en sortait et qui s'apprétait à se barrer
en voiture, le jeune garnement sprinta en sa direction pour savoir pourquoi elle s'en allait. Elle lui expliqua qu'en fait ce n'était pas Claude mais un abruti qui lui ressemblait. Elle chargea
son fils de rapporter la viande à la boucherie et Gudule le frappa quand il lui demanda qui était Claude.
Retourner négocier avec Jean ça embétait bien Herman car il se disait que le petit asiatique ne lui ferait pas de cadeau... Il rentra dans la boucherie, regarda Jean dans les yeux et lui
demanda un remboursement. Lacuismole éclata de rire et le traita de singe après lui avoir fais remarquer le panneau "On ne rembourse pas mais on achète les chats". Après avoir insisté, Herman
se fit rembourser. Jean lui montra les étiquettes et dit que le prix combiné de l'oeil et de la cuisse montait à 9 euros. Il s'esclaffa de nouveau et Herman ressortit serrant les dents, serrant
le poing.
Quelques jours plus tard, Jean Lacuismole et le petit vaurien se croisent dans la rue. Herman remarque immédiatement son uniforme de facteur et le dévisage un peu.
- T'a bientot finis de me tourner autour ?
- Attends je cherche juste un de tes vêtements ou il y a marqué "made in china", hahaha ! Lui répond Herman en rigolant un petit coup.
- Très drôle, j'ai des lettres à livrer et je ne sais pas où c'est alors lâche moi j'ai pas le temps !
- Je veux bien te guider à condition que tu me rendes mes onze euros ! Je te préviens j'habite juste dans la rue d'à côté je peux aller chercher ma bombe lacrymo si tu refuses ! Lui dit-il d'un
ton menacant.
- Ok c'est parti... Optempera l'asiatique.
Jean Lacuismole était bien parti pour faire le tour de la ville, n'ayant aucune confiance en Herman, il lui donnerait 2 centimes par lettre livrée, il en a 550. Ce n'est pas un nombre énorme
mais beaucoup de facteurs ont été engagés, ça sert la manifestation...
Après avoir fait le tour de la ville, harcelés par des chiens et mordus par des clochards, le petit garnement et la grosse cuisse chinoise arrivaient à la fin de leur tournée. Herman ne sera
remboursé que de neuf euros cinquante car quelques lettres ont été utilisées lors d'une diarrhée subite.
- Alors Sangoku on va où maintenant ? Demanda Herman d'un ton sarcastique.
- Tu vas arretêr avec ces surnoms à la con ?
- Ok... Si on peut plus rigoler...
- Il me reste un colis à livrer à la rue de la "flute reluisante".
- Cool c'est dans les beaux quartiers ! Ouvre le, ouvre le !
- Pas question, je risque ma place avec une conneries pareil. Lui répondis Jean d'un air serieux.
- C'est sûr ! Un petit colis c'est bien plus important qu'une centaine de lettres !
- Mais c'est pas ma faute ! C'est mes intestins qui décident.
- Et à qui la faute ? Qui a voulu manger des nems ? Hein ?
Après ce bref arrêt, Jean lacuismole et son compagnon marchèrent encore quelque centaine de mètres, le pseudo-facteur se fit traiter de digimon pendant toute la durée du trajet, ils arrivèrent
devant une grande maison toutes blanche avec un toit de tuiles rouges. Il y avait une porte en métal propre et brillante pour le garage et un jardin splendide avec des chaises longues et un
petit jaccuzi.
Jean Lacuismole sonna, Herman s'impatientait devant la porte, son seul désir est de frapper son débiteur après avoir été payé et de mettre les voiles. Un homme sortit de la maison, le chinois
fut impressionné par son style, des cheveux blonds coupés courts avec une pointe de gomina, une chemise à manches courtes rayée d' un rouge vif et d'une teinte ocre. Son jean noir qui suivait
était impeccable et... il avait un sourire... Des dents blanches d'un blanc éclatant parfaitement alignées qui reflète sa mèche blonde cachant un de ses grands yeux bleus. Pendant un bref
instant, Jean Lacuismole était amoureux !
Herman ne voyait pas du tout les choses ainsi, car au premier coup d'oeil il reconnut l'homme... Il l'avais vu en photo dans son appartement et correspond à la déscription qu'on lui à faite...
Cette personne, aux yeux du sale môme est un être repoussant qui n'est pas socialement acceptable. Son nom est Claude Criger, l'amant de sa mère...
- Aaaaaah ! C'est le mec qu'est en calbard sur une photo d'ma mère !!! Hurle Herman à la vue de Claude.
- Hein ? Non... C'est pas possible... Ces traits, les flammes qui brulent dans ses yeux, ce qu'il vient de crier... Oh mon dieu le cauchemard continue !!! Je t'en supplie petit, ne dis pas à ta
mère que je suis içi ! Elle me croie en Australie pour mon boulot, si elle apprend que je suis chez moi à draguer des mannequins sur des sites coquins elle va me... Elle va me... Elle va me
faire un truc horrible alors ne dites rien !
- Veuillez signez içi, la, ce chèque, cette pétition, ce contrat, ma jambe... Lui demanda le petit chinois qui lui présentait un tas de paperasse et sa petite cuisse.
- Hey, hey, hey ! Si tu veux que je tienne ma langue faudrais lui passer l'envie de causer...
Le pauvre homme est troublé, il a devant lui Jean Lacuismole qui essaye d'imiter ses semblables en faisant des profits et le petit Herman qui, ayant remarqué que Claude roule sur l'or, va lui
faire du chantage en échange de son silence. Qu'est-ce que le jeune préadolescent va exiger de lui ? Jean arrivera-il à boucler sa tournée et à faire signer ses papiers étranges au jeune
homme ? Vous le découvrirez dans le prochain paragraphe !
Herman comprend ce que le pauvre Claude ressent, après avoir vécu une dizaine d’années avec sa mère, n’importe qu’elle situation qu’elle soit politique ou dramatique lui conviendrait mieux.
Sachant cela et se faisant une idée des souffrances psychiques et corporelles que cet homme à subit, il ne s’empêchera pas de lui porter l’estocade et de se moquer de lui. Quant à Jean
Lacuismole, il a fait signer à Claude toute sa paperasse, sa petite cuisse et il a signé aussi la grosse.
Le chinois donne deux centimes au jeune garnement et part en courant, il ne sait même pas où il va puisqu’il a besoin d’un guide pour se déplacer. Herman exige du blondinet d’aller dans le parc
d’attraction à l’autre bout de la ville et d’aller faire du paint-ball. Claude ouvre son garage et monte dans sa belle décapotable suivit du garnement.
Une fois sur la route, Herman met des lunettes de soleil et passe son coude par la portière, il salut les filles avec un sourire cool et se la pète à fond… Il est tout fier de rouler dans une
voiture aussi stylée. Claude conduit très sérieusement, il ne veut pas que le sale môme dont il est l’esclave ait à lui faire des reproches. Sinon, il pourrait peut être rompre son silence ou
lui demander d’autres services et humiliations…
Arrivés au parc d’attractions, Herman demande à Claude d’aller lui acheter des frites et une barbe à clochard. Pendant que son maître-chanteur se rassasie, le blondinet se rappelle qu’un de ses
amis lui avait dis qu’une situation de père veuf était bien pour draguer. Un sourire aux lèvres, il se rapproche d’une jeune fille, sort une photo de sa magnifique sœur qui trainait dans son
portefeuille, il la bouscule et jette la photo à ses pieds…
- Oh excusez moi mademoiselle, je suis très maladroit…
- C’est pas grave, lui dis-elle en ramassant la photo, waow ! Ce qu’elle est belle !
- Oui, c’est… Enfin, c’était ma femme… Elle a eu un accident…
- Ah, je suis désolée… Que lui est-elle arrivée ?
- On allait au restaurant Chinois en famille et elle s’est cognée la tête en glissant sur de la sauce soja… C’est si fragile un corps humain… Lui narre-t-il en prenant sa tête dans ses mains,
et maintenant je suis seul avec mon fils...
- Oh vous avez un enfant en plus !
- Il est là-bas, c’est mon fiston, lui répond Claude en montrant Herman du doigt.
- Oh qu’il est mignon !
- Mais c’est quoi cette huile de merde que vous avez collé dans les frites ? Hurle Herman.
- Il est aussi tres impulsif...
- Tenez, voici mon numéro de téléphone, appelez moi si vous vous sentez un peu seul, lui dis la jeune femme qui lui tend un morceau de papier après avoir griffonné dessus, au revoir !
Claude avais imaginé qu'il passerai une mauvaise journée mais il s'en sort plutot bien. Le petit Herman couvre le mensonge qu'il a fait à Gudule et il se sert de lui pour draguer. Il a beau
avoir des éxigences un peu couteuse, ça n'empèchera pas Claude de récupérer des numéros. Son maître-chanteur s'approche de lui et hurle dans ses oreilles, Herman souhaite faire du trampoline et
il veut un pistolet à billes pour jouer avec les autres enfants qui en feront. Il accepte d'y aller mais ce n'est pas de bon coeur car il constate qu'il n'y a que des couples avec leurs enfants
près des trampolines.
Il patiente une demi-heure, c'est à dire le temps qu'il faut à Herman pour tirer 600 billes. Cette fois le garnement lui demande de le mener au club de paintball. Ils remontent dans la
décapotable et font de la route...
Dans une petite ruelle sombre, un homme courait... Il était poursuivit de deux hommes habillés en noir et ils portaient un masque blanc sur le visage. Il arriva dans un cul-de-sac et l'un de
ses poursuivants sortit une seringue de la poche de son imperméable. "Vous allez nous suivre gentiment" dis l'un des hommes, "Personne ne fera attention à votre disparition et il est inutile
d'hurler...". L'homme fonca vers ses agresseurs, il feinta sur le coté et réussi à s'enfuir. Il courrait tête baissée et termina sa course en percutant un chinois qui semblait perdu.
- Aieuh ! Mais tu peut pas regarder où tu va ? s'écria Jean Lacuismole.
- Désolé, des types bizarres me poursuivent, je dois pas rester là ! Répondis Jean-Arthur.
Les poursuivants du clochard arrivèrent et remarquèrent le chinois.
- Merde ! Un témoin ! C'était pas prévu !
- Pas grave, on va l'emmener aussi...
- Cassos ! hurla le chinois.
Le mendiant et Jean Lacuismole sortèrent de la ruelle, Herman qui passait dans cette rue avec Claude les apercus.
- Hey Jean-Arthur ! Viens on va faire du paintball ! Crie Herman à la vue de son ami.
Le clochard suivit du chinois bondirent dans la voiture de Claude et lui hurlèrent dessus pour qu'il démarre. Après avoir fait quelques mètres, Jean-Arthur leur expliqua que les deux hommes qui
le pourchassaient travaillaient pour un laboratoire et enlevaient des clochards pour qu'ils servent de cobaye. Herman lui conseille d'arrêter de fumer en guise de réponse.
Arrivés au club paintball, ils décidèrent de faire un deux contre deux mais le problème c'est que personne ne voulait se mettre dans l'équipe de Jean Lacuismole car il est lent à cause de sa
grosse jambe et il sent mauvais. Après le tirage au sort c'est Herman qui se retrouva avec lui. Le club paintball c'est une espèce de petite forêt encerclée par des murs. Les équipes arrivent
d'un coté opposé à l'autre et se traquent... Comme Jean faisait du bruit avec sa cuisse, Herman finit par lui dire qu'il y avait de la sauce soja qui débordais de sa jambe et ils se sont mis à
se tirer dessus.
Quand Claude et Jean-Arthur arrivèrent, Herman était couvert de peinture et la peau de Jean était toute jaune, la preuve qu'il n'avait pas été touché une seule fois ! Le clochard et Claude les
finirent au canon à peinture.
Lorsqu'ils sortirent de la forêt, un des employés du club paintball leur annonça que pendant leur partie, des voyous avaient volé leurs affaires dans les vestiaires. Herman et Jean Lacuismole
étaient couverts de peinture, Claude et Jean-Arthur, propres, se moquaient bien d'eux. Ils rentrèrent à Nulpare en voiture, Claude allait vers la caféteria pour déposer Jean-Arthur, mais, il
aperçu Gudule sur le trottoir... Il eu de la chance de ne pas avoir été vu et fit immédiatement demi-tour.
- Aaaaah ! Faut pas qu'elle me vois !!! Hurla Claude.
- Moi non plus ! Accélère !!! Cria Herman.
- Attends... Pourquoi tu ne dois pas être vu toi aussi ?
- Ben... Je lui ai dis que j'allais à un truc très chiant, la fête des céliataires Roumains je crois...
- Donc si tu devait y être, tu ne pouvais pas aller la voir et lui réveler ton mensonge puisque toi aussi tu lui a menti...
- Bah oui, je t'ai bien eu... Hahahaha ! Répondit Herman en éclatant de rire.
- Raaaaah ! Je te hais !
- Bienvenue au club... Conclurent Jean-Arthur et Jean Lacuismole.